ChatGPT : Le BAC et les fraudeurs.
6 JUILLET 2023
La Rainette


INTELLIGENCE ARTIFICIELLE — 6 juillet 2023 — Par La Rainette
À l'approche du bac 2023, l'arrivée de ChatGPT inquiète les enseignants. Mais des outils de détection existent — et OpenAI propose même son propre AI Text Classifier pour identifier le travail produit par une IA.
Des détecteurs pour les professeurs
Le saviez-vous ? De nombreux outils existent déjà pour les professeurs afin de détecter si un devoir a été réalisé par une IA. Depuis plusieurs années, ils ont à leur disposition des logiciels anti-plagiat comme Copyscape ou Plagiarisma.
OpenAI lui-même est capable de reconnaître le travail de ses propres robots — et de toute autre IA — grâce à son outil de détection AI Text Classifier, qui évalue le niveau de probabilité qu'un texte ait été généré par une IA.
En parallèle, certains établissements comme Sciences Po Paris ont totalement banni l'utilisation de ChatGPT.
Du texte mais pas que
À l'approche des épreuves du bac, la philo, le français ou l'histoire-géo n'étaient pas les seules matières concernées. Avec ses fonctions de calculatrice, traducteur et correcteur automatique, ChatGPT couvre potentiellement toutes les épreuves de l'examen.
Des cas déjà sortis
Aucun cas de fraude par IA au bac 2023 n'a été recensé pour l'instant. Mais des cas de triche existent depuis l'arrivée de ces outils :
À l'Université de Strasbourg, des étudiants de Master ont utilisé ChatGPT pour un devoir maison. Démasqués, ils ont dû repasser leur examen en présentiel.
En Polynésie Française, des étudiants ont également été pris la main dans le sac alors qu'ils utilisaient un générateur de texte par IA pour rédiger leurs mémoires.
Le président de l'Université de Polynésie Française a affirmé qu'il « allait falloir revoir les méthodes d'évaluation et d'apprentissage ».
Que risque un élève qui triche
En France, tricher lors d'une épreuve du baccalauréat peut aller jusqu'à une interdiction de participer à tout examen de l'Éducation nationale pendant cinq ans maximum.